Haya al salat, haya ala falah

Vernis mou - 45 tirages au plâtre - carriole 
dimensions variables, 
2018-2019

Il s’agit ici de marier deux notions, au premier abord étrangères, la prière et le travail. 

Le projet fait référence à l’immigration maghrébine des années 1960 venue travailler dans le bâtiment. A partir d’une gravure d’un tapis de prière de voyage, je me suis mise au labeur. J’ai fait des tirages sur plâtre chaque semaine pendant une année. Petit à petit cela se construit, je pose une dalle, un carrelage, un nouveau tapis tel un soubassement. L’installation prend ainsi la forme d’un chantier en construction.

Il y est question de régularité, de répétition, d’effort physique, de concentration et d’accumulation. C’est quelque chose de lourd mais également de fragile, à l’image des questions d’immigration. Cependant les techniques du plâtre et de la gravure fonctionnent ensemble et un équilibre se met en place. 

La carriole est liée à mes plâtres. J’étais à la recherche d’une sorte de socle pour mes tapis afin d’évoquer le transport. J’étais au Maroc et je voyais ces gens qui travaillent avec des carrioles, plus grandes et qui sont un contenant (fruit, bagage etc..). Je suis allée voir un ferronnier et nous avons créé ensemble une carriole adaptée à mes plaques de plâtre. C’est important pour moi d’avoir créé un lien avec les artisans sur place. Mes plâtres, comme cette carriole, parlent de la notion de travail et de déplacement. 

Vues d'installation foire d'art contemporain de Lille Art Up! 

/ crédits photo Meghan Maucherat de Longpré

Sarah Van Melick (27-09-2019)fra©franckalix-2.jpg
expo des diplomes02

Vues d'installation de l'exposition des diplômés 2019 - Toulouse

/ crédits photo Franck Alix